Bonjour

le 27 novembre est pour les vincentiens la fête de la Médaille Miraculeuse (venue tout droit du séminaire des Filles de la Charité au milieu du XIX° siècle via ste Catherine Labouré qu’on fêtera demain) mais en liturgie, le dimanche prime sur le particulier (que sont les fêtes des saints ou autres moments importants).

Nous débutons notre nouvelle année liturgique avec ce premier dimanche de l’avent.

voici deux homélies, comme d’habitude, une première en audio =>

préparation à ‘avènement

et la seconde a été donnée par notre nouveau confrère qui vient enrichir la communauté et qui en prend la responsabilité, c’est Eric Saint Sevin. Nous lui souhaitons une très belle et bonne arrivée.

L’Eglise commence aujourd’hui une nouvelle année liturgique. Elle sera jalonnée de fêtes qui nous rappellent les grands moments de la vie du Christ ; c’est-à-dire ses grandes actions, qui ont réalisé notre Salut et que l’on appelle les mystères du Christ.

Ces actions capitales de Jésus ne sont pas des gestes lointains, ensevelis dans le passé. Ce sont des événements toujours actuels, qu’il nous faut accueillir dans la fraîcheur de leur nouveauté et le rôle de l’année liturgique est de nous aider à en saisir toute l’actualité, depuis l’Incarnation du Fils de Dieu jusqu’à son Ascension et à l’Envoi de l’Esprit-Saint.

Le dernier Concile dit, en effet :

« Tandis que l’Église déploie et célèbre tous les mystères du Christ, il est Lui-même toujours présent dans son Eglise, surtout durant les actions liturgiques ».

C’est grâce à cela que l’Église peut ouvrir les richesses infinies des mérites de Jésus et elle le fait de telle façon que nous soyons présents, nous aussi, à l’actualité des actions salutaires de Jésus, que nous puissions nous mettre à leur contact et y puiser directement en présence du Christ pour nous laisser empoigner par Lui. Il y a là, pour nous, une source de grâces.

Et cette source est toujours actuelle ; car la vie terrestre du Fils de Dieu a une valeur qui transcende les temps, qui atteint tous les hommes, et leur permet de rencontrer Jésus durant les actions liturgiques.

Cette année, pour rencontrer Jésus justement, notre guide sera saint Matthieu, mais, chose curieuse, nous ouvrons ce matin son évangile, non pas par le début, mais presque par la fin, là où Jésus affirme qu’il reviendra à la fin des temps.

La liturgie veut ainsi nous livrer un message, et le voici : Ce Jésus, dont nous fêterons à Noël la venue parmi nous, reste Celui qui reviendra à la fin des temps et qui vient sans cesse dans nos vies. Veillez donc.

Le Christ nous interpelle dans l’Evangile d’aujourd’hui afin de bien préparer notre cœur à sa venue. L’évangile note que le retour du Christ se fera comme au temps de Noë. Lui seul et sa famille ont été sauvés, car il a su prévoir l’événement qui allait submerger la terre ; il a su lire les signes qui en annonçaient l’imminence. Les autres ont continué à mener leur vie quotidienne sans se douter de rien, et ils ont été engloutis ; non pas à cause de leur inconduite, mais de leur insouciance.

Une vie où Dieu n’a guère de place, n’a guère de poids. Une vie où l’on s’occupe et se préoccupe de mille et une choses, mais pas de l’essentiel. Une vie vécue pratiquement sans Dieu. Le conseil que Jésus donne à tous est donc de veiller, de se tenir prêts. L’exemple du voleur nocturne répète encore la même leçon. Un cambriolage de nuit est par nature imprévisible, aussi imprévisible que le déluge. Pour y parer, il faut veiller. Ainsi en sera-t-il pour la Venue du Fils de l’homme : elle surprendra par sa soudaineté.

La seule attitude qui convienne est donc de « veiller » en tout temps, et de se tenir prêt à tout instant. Non pas par peur ou avec crispation, mais dans une attente de qualité, nourrie d’amour et de diligence.

 

CE QUI IMPORTE, POUR AUJOURD’HUI, C’EST L’ATTENTION AU CHRIST.

Car il est non seulement Celui qui reviendra à la fin des temps, mais aussi Celui qui vient sans cesse dans nos vies y poursuivre son Oeuvre : Il vient toujours, avec plus de puissance, plus d’amplitude, Celui qui est déjà venu. Et chaque jour qui passe, nous rapproche davantage de sa Manifestation dans la Gloire.

Ayons donc le cœur en éveil, tourné vers l’essentiel, c’est-à-dire vers Jésus. Tel est, justement, le sens de l’Avent. Car l’essentiel, durant l’Avent, c’est d’attendre Jésus. Pour cela il faut nous revêtir le Seigneur Jésus-Christ, écrit saint Paul dans la seconde lecture. C’est-à-dire être près de lui, vivre avec lui, penser à lui, lui parler, le prier, implorer son aide, se mettre à son écoute.

« Revêtir le Seigneur Jésus-Christ », c’est aussi travailler à avoir un regard semblable au sien et des comportements inspirés par les siens. Nous sommes donc invités à rejeter les activités des ténèbres et se revêtir du Seigneur Jésus-Christ pour le combat de la lumière.

Pour terminer, le message qui nous est adressé aujourd’hui est clair. « Le Seigneur viendra. » Nous ne savons pas quel jour il viendra, mais il viendra assurément. « Veillez donc » « Tenez-vous donc prêts », dit Jésus. Voilà un bon conseil. A nous d’en tirer profit.