Dieu soit loué ! Dieu soit béni !

Dieu soit loué ! Dieu soit béni !

De tout cœur, je vous demande miséricorde. Miséricorde, mon Dieu, oui miséricorde.
Pour tous les abus que nous avons commis de vos grâces, pour toutes les négligences qui vous ont déplu. Ne vous souvenez pas de nos péchés.
O Dieu Sauveur, je vous en prie, donnez-nous l’humilité, vous qui avez toujours cherché la gloire de votre Père aux dépens de votre propre gloire, aidez-nous à renoncer une fois pour toutes à nous complaire en vain dans les succès. Délivrez-nous de l’orgueil caché et du désir que les autres nous estiment. Nous vous supplions, Seigneur miséricordieux, de nous donner l’esprit de pauvreté. Et si nous devons avoir des biens faites que notre esprit n’en soit pas contaminé, ni la justice blessée, ni nos cœurs embarrassés.
O Sauveur, vous êtes venu nous apprendre à aimer notre prochain comme nous-mêmes.
Vous nous avez montré, par votre vie, que le service des pauvres est préférable à tout.
Aidez-nous à comprendre que ce n’est point Vous quitter que de Vous quitter pour eux.
Vous qui avez voulu être pauvre, vous vous révélez dans les pauvres.
En eux, Seigneur, nous vous rencontrons ;
en les servant, nous vous servons.

O mon Dieu, nous sommes prêts à accepter tout ce que vous nous enverrez, à l’accepter promptement, entièrement, constamment et avec amour.
Nous nous jetons dans vos bras, Sauveur du monde. Seigneur, tirez-nous après vous, faites-nous la grâce de suivre votre exemple et de regarder toutes choses comme vous le regardez.
Avec vous, Seigneur, jamais rien ne nous manquera et jamais rien ne nous retiendra.

Dieu soit loué ! Dieu soit béni !

PRIERE DE LA FAMILLE VINCENTIENNE

Seigneur Jésus, tu as voulu te faire pauvre,
donne-nous des yeux et un cœur pour les Pauvres ;
pour que nous puissions te reconnaître en eux ;
dans leur soif, leur faim, leur solitude et leurs misères.
Suscite dans notre Famille vincentienne l’unité, la simplicité, l’humilité
et le feu de la charité qui enflamma Saint Vincent de Paul.
Donne-nous la force de Ton Esprit pour être fidèles
à pratiquer ces vertus, pour que nous puissions Te contempler
et Te servir dans les Pauvres
et qu’un jour nous soyons unis à Toi, avec eux dans Ton Royaume.

Devant la crèche – Prière de Sainte Louise Marillac

Très sainte Vierge, quelle joie, quelle allégresse.
Combien ce mystère est grand !
En venant dans le monde, votre Fils,
le fils de Dieu apporte à tous la vraie Vie.
Sainte Vierge, que vous est admirable.
Vous voilà Mère d’un Dieu,
et néanmoins, vous demeurez l’humble servante.

Seigneur Jésus – Prière de Sainte Louise Marillac

Vous qui avez voulu vous unir étroitement à nous par amour.
J’ai grande confiance et assurance que votre grâce me suffira
pour effectuer votre sainte volonté quoiqu’elle paraisse en choses difficiles.
J’ai pleine confiance que partout où il vous plaira de m’appeler,
pourvu que je me laisse conduire,
votre dessein sera accompli pour la plus grande gloire de Dieu.

 

Lettre de Sain Vincent à sa Mère à Pouy – 17 Février 1610

Ma mère,

L’assurance que Monsieur de Saint Martin m’a donnée de votre bon portement lui dit-il, m’a autant réjoui que le séjour qu’il me faut encore faire en cette ville pour recouvrer l’occasion de mon avancement (que mes désastres m’ont ravi) me rend fâché pour ne vous pouvoir aller rendre les services que je vous dois ; mais j’espère tant en la grâce de Dieu, qu’il bénira mon labeur et qu’il me donnera bientôt le moyen de faire une honnête retirade ; pour employer le reste de mes jours auprès de vous. J’ai dit l’état de mes affaires à M. de Saint Martin, qui m’a témoigné qu’il voulait succéder à la bienveillance et à l’affection qu’il a plu à M. de Comet nous porter ; je l’ai supplié de vous communiquer le tout

J’eusse bien désiré savoir l’état des affaires de la maison, et si tous mes frères et sœurs et le reste de nos autres parents et amis se portent bien, et notamment si mon frère Gayon est marié et à qui ; d’ailleurs, comment vont les affaires de ma sœur Marie, de Paillole, et si elle vit toujours et fait une même maison avec son beau-frère Bertrand.

Quant à mon autre sœur, j’estime qu’elle ne peut être qu’à son aise, tant qu’il plaira à Dieu la tenir accompagnée. Je désirerai aussi que mon frère fit étudier quelqu’un de mes neveux ; mes infortunes et le peu de service que j’ai encore pu faire à la maison, lui en pourront, possible, ôter la volonté ; mais qu’il se représente que l’infortune présente présuppose un bonheur à l’avenir.

Ma mère, c’est tout ce que je peux vous dire pour le moment, si ce n’est que je prie Dieu instamment pour votre santé et la prospérité de la maison, comme je suis pour vous, ma mère le plus humble, le plus obéissant des fils.

Votre serviteur,
De Paul

Je vous prie de présenter les humbles salutations à tous mes frères et sœurs et à tous nos parents et à tous nos parents et amis, spécialement à Betan.